3 bonnes raisons pour diminuer sa consommation de viande

Vous connaissez le concept de «Lundi sans viande»? C’est un mouvement qui a été créé pour éduquer le public sur l’importance de réduire sa consommation de viande.

«Le terme « viande rouge » réfère notamment à la viande de bœuf, de veau, d’agneau, de porc, de cheval et de chèvre. Les viandes transformées réfèrent aux viandes fumées, salées, saumurées, séchées ou à toute autre méthode utilisée pour améliorer le goût ou la préserver. Dans cette catégorie, on retrouve entre autres le jambon, le bacon, le pastrami, le salami et les saucisses.» Citation Extenso

Dorénavant, chaque lundi, je vous partagerai des stratégies et des recettes pour adhérer à ce courant de pensée! Mais… pourquoi réduire sa consommation, me diriez-vous? Voici trois bonnes raisons ci-bas.

1- Environnement

L’émission de méthane -par les ruminants et le fumier- contribuerait 25 fois plus au réchauffement climatique que le CO2 (1). L’ensemble de la production de viande serait plus polluant que l’émission de tous les moyens de transport confondus (2). Le réchauffement de la planète tel qu’on le connait affectera un jour ou l’autre plusieurs choses, dont la variété et la disponibilité de certains aliments comme le cacao, le café, l’érable, le blé, le raisin, le maïs ou encore les arachides (3). Imaginez un monde sans blé ni maïs… ils sont la base même de l’alimentation de l’humain et des animaux!

Source: AwesomeOcean

Ajoutons à cela une consommation d’eau phénoménale pour faire l’élevage de ces animaux : celui du boeuf demanderait 11 fois plus d’eau que celui de la vache laitière, le porc, la volaille ou les oeufs. En fait, il faudrait environ 15 415 litres d’eau (oui, la moitié d’un camion-citerne en eau) pour produire 1 kilo de boeuf (4). Par année, on parle de millions de tonnes de boeuf qui est produit seulement au Canada… faites le calcul, 1 tonne = 1000 kilos et multipliez le tout par le 15 415 litres d’eau. Ça, c’est seulement pour 1 tonne, je vous rappelle que l’on en produit des millions par année.

Mouaip, même moi je ne me doutais pas de cette quantité avant d’écrire ces lignes! C’est assez fou, n’est-ce pas?

2- Santé

La consommation de viande rouge augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires et de plusieurs types de cancer, notamment par les cuissons de viandes à haute température (BBQ, sur le gril, friture) ou des cuissons très longues. De ces manières, la viande brunie voire carbonisée génère des molécules qui produisent des substances cancérigènes.

Notez que la transformation et la surtransformation de viandes rouges sont également à blâmer étant donné l’ajout d’agents de conservation (nitrite, nitrate) qui, une fois en contact avec un type de protéine, peuvent se transformer en une composante potentiellement cancérigène appelée le N-nitroso. Ajoutons à cela l’hème, une composante de l’hémoglobine présente naturellement dans le sang de la viande, pourrait augmenter le nombre de N-nitroso dans le corps (5).

3 – Éthique

Bien qu’il y a des règles et des lois assez strictes au niveau de l’abattage et aux conditions des animaux au Canada, certaines personnes vont considérer que les besoins de ces bêtes ne sont pas respectés et qu’il y a une souffrance flagrante de ces derniers. Selon eux, leur qualité de vie serait loin d’être la meilleure et dans certains cas, on parlerait de torture animale (castration des mâles, débecquage des poussins, etc). Donc, pour le respect de l’animal comme un être à part entière avec des besoins physiques et psychologiques, on désire le moins possible encourager l’élevage des animaux de toutes sortes.

Est-ce que je dois arrêter de manger de la viande?

Ce n’est pas le but de cet article. De toute façon, arrêter drastiquement de manger un aliment n’est jamais une bonne option : c’est très difficile, ça peut générer de la frustration inutile et le découragement arrive rapidement. Vous pouvez toutefois prendre quelques précautions et adopter les stratégies suivantes :

  • Modérez votre consommation de viande rouge à 3 portions (1 portion = l’équivalent d’un jeu de cartes) par semaine, maximum. Allez-y graduellement pour atteindre l’objectif, le changement sera plus doux, moins drastique… surtout si vous êtes un mangeur quotidien de viandes rouges
  • Intégrez plus souvent le poisson (2x semaine), les volailles et les légumineuses au menu
  • Garnissez vos assiettes de légumes et de grains entiers : ils diminuent les risques de la viande rouge et des viandes transformées
  • Évitez les charcuteries: opter pour des tranches de rôties de boeuf ou de porc, ou encore de la volaille (poulet, dinde) cuite et émiettée. Vous pouvez aussi essayer les poissons (thon, saumon) ou les oeufs dans vos sandwichs
  • À la cuisson, évitez de trop cuire ou de carboniser votre viande. Réduisez l’utilisation de la friteuse et du BBQ.

Le mouvement «Lundi sans viande» prône justement d’y aller de façon graduelle en intégrant des mets végétariens le lundi (si vous préférez une autre journée, go for it!). Quand vous serez plus à l’aise, pourquoi ne pas intégrer une autre journée végétarienne dans la semaine? Et pourquoi pas une troisième? Vous remarquerez fort probablement des changements sur votre santé mais aussi sur votre porte-feuille : les alternatives à la viande (comme les légumineuses) coutent bien moins cher que la viande. J’en discuterai davantage lundi prochain! 🤗


Références :

(1) Lundi sans viande, Pour l’environnement, tel que vu le 16 Septembre 2017

(2) Prof Anthony McMichael et al., «Food, livestock production, energy, climate change, and health», The Lancet, 2007

(3) LAVALLÉE Bernard, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions LaPresse, 2015, 226p

(4) Le Nutritionniste Urbain – Bernard Lavallée, Combien d’eau est utilisée pour produire les aliments?, tel que vu le 16 Septembre 2017

(5) Extenso, Certaines viandes rouges causent le cancer, tel que vu le 16 Septembre 2017

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