Introduction à l’autocompassion

Dans notre société, nous apprenons que nous sommes tous différents, voire uniques, par rapport aux autres autour de nous. Cette manière de voir les choses nous amène à nous percevoir, en quelque sorte, dans un monde extérieur plutôt que de nous voir AVEC les autres. C’est probablement une des principales raisons qui fait en sorte que nous nous sentons plutôt seuls lorsque des évènements indésirables nous arrivent. Un peu comme si nous étions « seuls » avec nos problèmes, nos émotions. Pourtant, nous sommes tous des êtres humains qui vivent des hauts et des bas, qui vivent des situations semblables et qui ressentent les émotions de la même façon. Par exemple, la souffrance, tout le monde l’a déjà ressentie, un jour ou l’autre. Nous avons tous déjà vécu des succès et des échecs. Surtout, nous avons tous déjà fait des erreurs. Si l’humain n’avait pas le droit à l’erreur, comment pourrions-nous évoluer avec le temps? Après tout, je n’ai jamais eu connaissance que quelqu’un dans le monde soit né « parfait »… et vous?

L’imperfection, c’est ce qui nous unit tous. C’est aussi pourquoi nous arrivons à être aussi empathiques et ressentir de la compassion pour les gens que l’on aime profondément : on sait éperdument qu’ils ne sont pas parfaits et qu’il est naturel de faire des erreurs. On les rassure qu’ils sont toujours de bonnes personnes malgré ce qu’il a pu arriver.

Ce qui est le plus difficile dans cette « humanité », c’est de s’admettre que nous aussi, nous ne sommes pas uniques ni parfaits. Ce qui fait en sorte qu’une petite voix intérieure s’amuse parfois à nous taper sur la tête à la moindre erreur, au moindre geste « incorrect », au moindre fait qui a pu avoir une conséquence non désirée. Parce qu’ « il faut » être parfait, selon elle.

Le défi que je vous propose aujourd’hui, c’est de vous rappeler que vous aussi, vous êtes humain et imparfait. Et que, malgré cette imperfection, vous valez autant que toutes les autres personnes autour de vous. Malgré cette imperfection, vous méritez que l’on prenne soin de vous, en commençant d’abord par vous-même. Cette imperfection, c’est ce qui nous permet de nous améliorer chaque jour.

Modifiez les propos critiques de votre petite voix intérieure. Ayez un discours qui ressemblerait à un meilleur ami qui s’adresse à vous avec respect et qui réussit à mettre les choses en perspective. Soyez indulgent avec vous-mêmes.

Ayez de l’autocompassion.

À venir : La science et le pouvoir de l’autocompassion

Douceur crémeuse au cacao et épices

T’aimes ça des recettes super faciles et pleines de saveurs? J’ai quelque chose pour toi!

Ce matin, j’ai réalisé que mon lait était sur le point d’être périmé… pour ne pas le gaspiller, j’ai décidé de l’utiliser pour confectionner un petit dessert. Je voulais quelque chose de crémeux qui goûte le ciel.

Je me suis inspirée d’une recette de blanc-manger de Défi Santé et de Ricardo. Je suis une maaaaaaniaque de cacao et d’épices, et je suis une cuisinière paresseuse : j’aime que mes créations soient simples, sans négliger les saveurs. Alors, je te partage ce que ça l’a donné comme résultat!

  • 1/3 de tasse de sucre
  • 2 1/3 tasse de lait
  • 3 cuillère à soupe de cacao
  • 3 cuillère à soupe de fécule de maïs
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère a thé de vanille
  • ½ cuillère à thé de cannelle moulue
  • ¼ cuillère à thé de muscade moulue
  • ¼ cuillère à thé de gingembre moulu

  1. Dans une casserole, mélanges le sucre, le cacao, la fécule de maïs, le sel et les épices (cannelle, muscade, gingembre).
  2. Ajoutes le lait graduellement en mélangeant le tout, puis cuire à feu moyen jusqu’à ce que le mélange bout (brasser tout au long du processus).
  3. Retires du feu et ajoutes la vanille. Verses le mélange dans 4 petits pots.
  4. Réfrigères les pots jusqu’à ce qu’ils soient totalement refroidis (environ 4 hrs).

Si vous êtes allergique ou intolérant au lait, il est possible de le faire avec votre boisson végétale préférée!

Notre corps, parlons-en autrement!

Pour une 6e année consécutive, l’organisme Équilibre lance la semaine «Le poids? Sans commentaire!» du 13 au 17 Novembre 2017. Quel est le but de cette initiative? Sensibiliser la population de l’omniprésence et de l’impact négatif que peuvent avoir les commentaires sur le poids, et ce peu importe l’intention derrière le commentaire. Cette semaine, prenez le temps de constater à quel point le poids et l’image corporelle semblent être importants dans notre société : observez les publicités et les magazines, écoutez discrètement les conversations autour de vous. Il est tellement rendu naturel, voire «normal» de parler de poids que l’on ne constate même plus toute la place que ce sujet prend au quotidien.

On nous reflète trop souvent que la minceur est associée à la beauté, à la réussite, à la santé et surtout, que c’est facile d’être mince. Au contraire, le gras aurait plutôt une représentation négative souvent associée à quelque chose d’inacceptable et attribuable à un manque de volonté. Il faut se rappeler que le poids s’instaure dans un contexte où plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, certains y sont modifiables et d’autres sont complètement hors de notre contrôle. De ce fait, le poids est tout sauf une question simple et facile à changer. Ajoutons que peu importe le poids que l’on a, il nous garantit en rien le taux de réussite, notre niveau de bonheur ou encore notre santé. Ce n’est pas en atteignant les standards de beauté populaires que notre vie va soudainement basculer vers un monde rempli d’arcs-en-ciel, de licornes et de papillons multicolores. La qualité de vie d’une personne est plus complexe qu’un nombre sur la balance ou une réflexion dans le miroir.

[…] des commentaires sur le poids peuvent blesser ou faire naître des préoccupations qui n’existaient pas chez les personnes qui les reçoivent, mais aussi chez ceux qui les entendent. Une récente étude montre que l’insatisfaction corporelle chez les garçons et les filles est liée au fait de recevoir des commentaires négatifs sur leur poids de la part de leur entourage. Même des compliments, à première vue positifs, peuvent avoir des conséquences négatives en renforçant le mythe que la beauté, le bonheur ou le succès riment avec la minceur. Les commentaires sur le poids sont loin d’être inoffensifs.

Source: Guide de l’intervenant [PDF], Équilibre, tel que vu le 12 Novembre 2017

Les conséquences possibles? Une insatisfaction de notre apparence, tenter de contrôler notre poids par des moyens discutables (voire nocifs pour la santé), un sentiment de tristesse et de culpabilité omniprésent, une diminution de l’estime de soi, etc. Alors, que faire pour contrer tous ces commentaires sur le poids? Utilisons ces différentes pistes :

  • Valoriser soi-même ou quelqu’un d’autre par autre chose que l’apparence, par exemple en ce concentrant sur des habiletés particulières, des traits de personnalités, etc. comme un sens de la répartie exceptionnel, une persévérance légendaire, un talent particulier (peinture, dessin, sport, musique, etc.), un sens de l’humour marquant ou encore, une générosité inspirante;
  • Comprendre et partager que chaque personne est unique et que la beauté se retrouve dans la diversité;
  • Rappeler tout ce que notre corps nous permet de faire dans une journée ou dans certaines occasions, apprendre à apprécier notre corps et à en parler en bien (imaginez tout ce que vous ne pourriez pas faire si vous étiez paralysé! Notre corps est important et on se doit d’être respectueux envers lui);
  • Montrer l’exemple aux autres en ayant du plaisir à manger et bouger, sans parler de poids;
  • Si vous êtes préoccupé par votre poids, ne le laissez pas paraître devant des enfants. Vous êtes un exemple pour eux, ils répèteront aussi vos discours et voudront vous imiter;
  • Féliciter les gens d’avoir changé leurs habitudes de vie sans égard au poids.

Voici quelques outils et pistes de réflexion pour entamer cette fameuse semaine! Parler de son corps autrement, c’est possible!